HANDS-ON: IWC PORTUGIESER HAND-WOUND EIGHT DAYS 75TH ANNIVERSARY

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总裁修长的手指在花缝中滑动If Rolex is probably the most British swiss watchmaker, IWC is definitely the most american one. In 1868, U.S. engineer and watchmaker Florentine Ariosto Jones (1841–1916) founded the International Watch Company, that we know nowadays under the name IWC. He wanted to combine swiss craftsmanship with the modern engineering technology from the U.S. and manufacture watch movements and watch parts for the American market. That’s where Moser entered in the picture (Yes, the Moser we know today for a collection of timepieces with minimalist designs, often fumé dials with no logo). Jones went to Switzerland, willing to open a factory and met watch manufacturer and industrialist Heinrich Moser. Together, they laid the foundations of a would become the International Watch Company manufacture in Schaffhausen.

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If you think about the history of Portugal, you will probably think about great navigators and explorers like Vasco da Gama or Magellan. Watches had a major role in the development of maritime empires as being precise was crucial when exploring the ocean. Many inventions in the watchmaking field are linked to marine and navigation. You could think that IWC famous timepiece collection Portuguese (or Portugaise, Portuguese depending your language), introduced in 1939, is a tribute to the historical link between timekeeping and exploration. Though, it is not. The name of this wristwatch collection dates back to the end of the 1930s when two Portuguese businessmen (Rodrigues and Teixeira) visited IWC?in Schaffhausen. They proposed the idea of developing of a large stainless steel watch housing a movement that would match the precision of a marine chronometer.?IWC replied to this request by using a pocket watch movement. This special edition, limited to 750 pieces, was launched to celebrate the 75th anniversary of the collection. The dial is directly inspired by the first Portugieser watch from IWC. ?

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A great watch without a great caliber would definitely not be a great watch. And there is nothing better than discovering a wonderful movement when you turn your timepiece. IWC Portugieser Hand-wound Eight Days Edition 75th Anniversary houses the IWC caliber 59215, a hand-wind mechanical movement, tribute to the original caliber, that offers a full eight days of power reserve thanks to twin mainspring barrels. The movement is pretty big and as a result, the watch is also pretty big with 43 mm. A tribute here as well to the roots of the collection as the original watch launched in 1939 was also 43 mm. And I am really surprised how nice it is to wear it as I am much more used to wear ultra-thin watches with smaller diameters!

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RISKERSOU LE DEBUT D'UNE AVENTURE

J’aurai pu commencer cet article de la fa?on suivante?: C’est l’histoire de Pierre qui parle avec Malo, de Malo qui parle avec Emmanuel, d’Emmanuel qui parle avec Yann, de Yann qui parle avec Alexandre. C’est une histoire d’amitié somme toute.

J’aurai aussi pu commencer cet article ainsi?: C’est l’histoire d’un ancien collègue que j’ai c?toyé pendant des années qui décide un jour de créer sa marque horlogère en s’entourant d’anciens de ses collègues, autrement dit de mes collègues. Là encore, c’est encore une histoire d’amitié.

A vrai dire, il s’agit de la même histoire, des mêmes personnes?: l’histoire de 总裁修长的手指在花缝中滑动 qui est encore à écrire au point qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je ne connais de l’histoire que sa trame, pas son illustration horlogère: Aucun dessin, aucune gouache, ces derniers étant encore confidentiels. Uniquement un logo...

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L’histoire que je vous raconte aujourd’hui est donc celle de Pierre Guerrier avec qui j’ai directement collaboré chez Richemont et chez Piaget. Entouré d’anciens du groupe cité précédemment, il co-créé actuellement une nouvelle marque horlogère indépendante nommée Riskers. La direction artistique est confiée à Malo le Bot que j’ai pu c?toyer chez Vacheron Constantin et Baume & Mercier. Pas directement bien s?r (nous n’avons pas lancé de pièces ensemble) mais de manière informelle dans le microcosme horloger genevois. J’attends donc avec impatience ses premiers dessins et voir comment il exprimera sa créativité sans avoir à suivre les codes établis précédemment par une Maison séculaire.

Aux c?tés de Pierre et de Malo, on retrouve Emmanuel de la Brosse avec qui j’ai directement travaillé aux services juridiques de Richemont, Alexandre Peraldi, que les lecteurs de ce site connaitrons certainement via Cartier ou Baume & Mercier et enfin Yann Kretz, avec qui j’ai brièvement travaillé chez Piaget sur le lancement de la Polo S en 2016. Ecrire ces quelques lignes est donc un exercice assez ludique car j’ai finalement travaillé directement ou indirectement avec chacun des membres de cette équipe. La création d’une marque est un exercice délicat, un projet ambitieux et je ne peux que les encourager. Je termine donc cet article en citant Pierre et Malo afin de vous donner une idée de la philosophie qui animera les montres Riskers.

Pierre Guerrier : "Nous rêvions de donner naissance à une marque en toute liberté qui parte du bon point de départ : l'Homme. Nous avons commencé par l'essentiel : l'histoire. Pas une construction marketing mais une histoire réelle, authentique. Notre mission n'est que de la révéler, l'incarner en la transposant dans le présent. Mettre l'Homme et l'histoire au centre nous conduit aussi à faire du business autrement en n'esquivant pas la responsabilité sociale de la marque ni en 'instrumentalisant de fa?on opportuniste"

Malo le Bot : "Nous prenons notre temps pour bien faire les choses. Nous avons trois ma?tres mots dans notre équipe : différenciation, consistance et cohérence. Sans oublier la passion sans laquelle nous ne nous serions jamais lancés !"

Non, finalement, je termine cet article avec un message personnel à mes anciens collègues?: Quand est-ce que j’aurai le plaisir de les voir, ces fameux garde-temps??

BASEL WORD, HERE WE GO!

Le salon de l’horlogerie et de la joaillerie Basel World ouvre bient?t ses portes. Plus que quelques jours avant le lancement de l’édition 2018 qui se déroulera du 22 au 27 mars. Tous les regards de l’industrie se tournent sur cet évènement dans une ambiance assez particulière, différente des années précédentes. Beaucoup de questions se posent en effet sur la forme qu’aura le salon cette année et, par conséquent, sur les années à venir. De nombreuses marques ont quitté Basel World. L’exemple le plus flagrant est certainement Hermès qui présente désormais ces nouveautés horlogères dans le salon concurrent, le SIHH, à Genève. C’est donc avec beaucoup de curiosité que je vais prendre la direction de B?le la semaine prochaine en espérant pouvoir écrire bient?t que Basel World est la fête horlogère qu’il doit être! Verdict dans 5 jours!

LE SIHH EST UNE FETE

J’ai commencé à vous livrer mes réflexions sur les mutations à apporter au SIHH pour le rendre encore plus efficace. Je me suis d’abord concentré sur l’intérieur du salon (je vous invite à lire les deux billets précédents avant la lecture de celui-ci), passons désormais à l’extérieur du salon.

Il serait très naif de penser que le SIHH n’est qu’un lieu de découverte de nouveautés horlogères, de présentation presse et de prise de commande détaillants. Certes, il s’agit là de la vocation première du salon mais il va bien au delà. Il est une fête, horlogère bien s?r, mais une vraie fête. Cette vérité s’applique aussi à Basel World. On a tendance à dire dans le microcosme horloger que B?le est plut?t saucisse de veau et bière quand Genève est plut?t petits fours et champagne. Si le menu change un peu (bien s?r, le propos est exagéré), le fond lui change très peu : On célèbre l’horlogerie dans les deux cas, on revoit les personnes sur les stands, dans les couloirs, en dehors des couloirs dans les lobbys d’h?tels, les restaurants, les soirées des Maisons ou des magazines.

Il me semble pertinent de donner un aspect encore plus festif au SIHH que celui qu’il a actuellement. Je ne me fais pas ici le chantre nostalgique du Boat, bateau privatisé qui abrité les soirées du salon tout en étant un gouffre financier. Je pars du constat que beaucoup de business se fait en dehors du salon. Hors, en dehors du salon, plus de maitrise: chacun (journaliste, blogger, détaillant, VIP) peut organiser ses rendez-vous comme bon lui semble, en fonction de ses intérêt, de son réseau et de ses affinités. C’est normal. LVMH l’a bien compris: sa communication est d’ailleurs d’un flou aussi volontaire que redoutable. Le Groupe ne nomme jamais le SIHH préférant parler de Salon de Genève, ce qui n’est donc pas le SIHH mais laisse à penser que ses Maisons y sont, manière d’attirer vers soi le prestige de l’évènement. Je vous suggère de lire à ce propos cette newsletter : TAG Heuer, Zenith et Hublot pour la première fois rassemblés au Salon de Genève. Si LVMH n’est pas au SIHH, le Groupe n’est pas loin. Il prend ses quartiers sur les bords du lac dans les hotels et dans un bateau…

The boat is back, repris par le Groupe concurrent direct à Richemont. On ne peut attaque plus claire. Elle est franche, directe, puissante. Richemont doit de réagir. Je suggère ainsi de rendre le SIHH plus festif. Pourquoi ne pas ouvrir un lieu éphémère pendant 4 jours qui accueillerait les participants chaque soir? L’entrée se ferait uniquement sur présentation des badges presse, exposants, clients, VIP, organisateurs. Plus d’open bar, des consommations payantes. Un lieu pour se réunir, poursuivre les discussions, faire la fête et montrer la puissance de Richemont, de ses Maisons, de la FHH. Je sais déjà quels vins pourraient être servis. Pourquoi ne pas s’associer à une Maison Champenoise ou un acteur majeur du monde des vins et spiritueux pour évenementialiser un espace? Cela se fait dans le business de la haute couture. Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas dans le monde de la haute horlogerie?

Vous pouvez me rétorquer à juste titre que Genève est une ville à la tradition protestante séculaire quand Paris est fait de faste et de paillette. Oui, c’est vrai mais les temps changent. Le luxe n’est-il pas là pour faire bouger certaines conventions qui, de toute fa?on, bougent sous l’influence de ses clients? La mode joue parfois l’impertinence et c’est pour cela qu’on l’aime. L’horlogerie est son pendant classique mais son classicisme est aussi une de ses limites les plus importantes. Elle ne doit pas devenir une excuse à l’inaction. L’évolution structurelle que traverse le marché actuellement (j’emploie volontairement le terme évolution structurelle et non crise) nous le rappelle sans cesse : les clients changent, notamment en Asie. Ils vont vieillir pour une certaine tranche et seront plus jeunes pour une autre partie. Cette clientèle plus jeune à de nouvelles attentes, de nouvelles valeurs. Je vous conseille à cet effet un article de Luxury Society sur les consommateurs de luxe ??post Luxury??. Changeons avec eux et, tant qu’à faire, faisons de ce changement une fête.

Autre avantage, et non des moindres, dans une guerre commerciale intense entre groupe : En maximisant le temps des invités presse, détaillants et VIP avec les Maisons du groupe Richemont, on minimise le temps avec les autres. Pourquoi aller sur le boat quand il n’est pas the place to be? The place, the boat… considérons cette conclusion comme une mise en perspective historique du caractère festif du SIHH et gageons que celui-ci va revivre de plus belle bient?t.

L’HONNEUR AU SEIGNEUR : CARTIER ET LE SIHH

Je continue la réflexion entamée hier sur les mutations à apporter au SIHH pour le rendre encore meilleur. J’ai évoqué précédemment un changement de floor plan, de disposition des Maisons au sein du salon. Il convient désormais d’étayer le propos. A tout seigneur, tout honneur : Cartier sera au centre de la réflexion. La Maison se trouve presque au bout du SIHH par rapport à l’entrée. Cela tient un peu du symbole : il est nécessaire de passer devant chaque Maison pour découvrir celle dont le poids pèse le plus dans le Groupe Richemont. Sorte de chemin de croix ou initiatique horloger et joaillier. Il me semble pourtant pertinent de remplacer Cartier au centre du salon, au bout du couloir principal, en face de l’espace sur lequel se tient la cérémonie d’ouverture.

A tout seigneur tout honneur disais-je plus t?t : Cartier est et reste le vaisseau amiral du Groupe Richemont tant par son chiffre que par ses volumes et la placer au centre des attentions me semble lui conférer l’honneur qui lui est d?. Ce symbole de forme n’échappe pas à LVMH, acteur mineur dans le monde de l’horlogerie lorsqu’il est comparé à Richemont ou au Swatch Group avec un porte-feuille en nombre finalement limité (Hublot, TAG Heuer, Zenith, Bulgari principalement). Mais si le porte-feuille LVMH reste faible, sa mise en scène à Basel World est intéressante. Elle fait office de démonstration de force : ces Maisons sont directement à l’entrée du hall principal. On ne peut les rater avant même le stand Patek Philippe, juste après, ou ceux les Maisons du Swatch Group (Omega, Blancpain, etc…). La messe est ainsi dite : LVMH est là pour jouer les leaders. Ses marques doivent, en conséquence, être au centre des attentions. Bien s?r, elles se confrontent à des Maisons d’autres groupes dans un salon ouvert alors que le SIHH est un salon à l’accès exclusif tant au niveau des Maisons que des visiteurs, même si le public a pu participer au salon pour la première le dernier jour, mais le symbole doit rester le même: Remettre Cartier au centre revient à souligner sa puissance. Cela me semble pertinent.

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